Les imprévus de la maternité | L’histoire de mon accouchement

Quand on attend la venue de son tout premier enfant, on a bien entendu des craintes mais aussi des attentes. On imagine son accouchement, qui ne sera pas aussi terrible que dans les films. On imagine la rencontre avec son bébé. On imagine le déroulement de son séjour à l’hôpital ainsi que son retour à la maison.

Pour ma part, j’avais choisi d’avoir un suivi avec une sage-femme et je souhaitais accoucher naturellement dans l’eau. J’imaginais cet accouchement dans un milieu calme et enveloppant. J’imaginais également que j’allais allaiter mon bébé de manière simple et naturel comme ça se fait depuis des millénaires.

Malheureusement, la vie a décidé de tout chambouler mes plans idéalistes de future maman.

Mon accouchement

Bébé était bien au chaud dans mon ventre. Il n’était pas pressé de sortir et de découvrir le monde. Il était confortable dans son petit univers. Lors de mes derniers rendez-vous de suivi, j’avais toujours droit à la même question : «as-tu des contractions»? À chaque fois, je répondais tristement «non». Bien que je savais que c’était très fréquent d’accoucher après sa date prévue d’accouchement lorsque c’est son premier bébé, j’avais vraiment hâte de vivre cet heureux événement. J’avais le sentiment que quelque chose clochait chez moi.

Lors de mon rendez-vous de 39 semaines, ma sage-femme m’a proposé de me faire un décollement des membranes. Elle m’a affirmé qu’il y avait 50% de chance que ça déclenche le travail. Connaissant beaucoup de femmes pour qui ça avait été efficace j’ai  accepté. À part me faire un mal de chien, il n’y a eu aucun résultat.

À 41 semaines + 5 jours je suis allée à l’hôpital pour avoir une échographie et faire un monitoring. Bébé allait bien. Mais j’ai dû prendre un rendez-vous pour un déclenchement pour le surlendemain, 42 semaines étant le maximum toléré par les sages-femmes. En après-midi je suis allée voir ma sage-femme pour essayer des manières naturelles de provoquer des contractions. J’ai donc eu droit à la stimulation des seins au tire-lait électrique, à de la marche rapide et à un mélange d’herbes qui ne goûtait pas très bon. Après 1h30 de traitement, ma sage-femme vient me voir pour me demander si j’avais eu des contractions. J’en avais eu 4. Ce n’était pas assez. Ce traitement, lorsqu’il fonctionne, provoque les contractions de début de travail très rapidement. C’est la mine basse que je suis rentrée à la maison. Je n’avais plus trop d’espoir d’accoucher à la maison des naissances.

Le lendemain soir, je devais aller à l’hôpital pour vérifier j’étais dilaté à combien. J’étais effacé à 50% et dilaté à 2,5cm. Le traitement naturel avait quelque peu aidé mais ce n’était pas spectaculaire. Le médecin de garde a voulu me faire faire un monitoring pour vérifier que bébé allait toujours bien. Après plus d’une heure et demie branchée sur le moniteur, le médecin vient me voir et me dit que le cœur de bébé a plusieurs décélérations. Elle me suggère d’avoir le déclenchement cette nuit là au lieu du lendemain matin. Pour le bien de mon bébé, j’accepte.

Une fois en salle d’accouchement on m’installe deux moniteurs, un pour écouter les battements de cœur de bébé et un pour voir mes contractions. On m’a branché un cathéter sur la main pour que je puisse recevoir des injections d’ocytocine. Environ 15 minutes après le début des injections j’ai commencé à avoir des contractions. Elles ont augmentées en fréquence et en intensité très rapidement, trop rapidement. Je n’étais pas prête.

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Après 4 heures de travail, le médecin vient m’examiner. Je ne suis dilaté qu’à 5cm. Intérieurement je panique. Je n’ai que la moitié du chemin de fait. Le médecin me dit que lorsqu’une patiente le demande, elle autorise toujours la péridurale. Elle me conseil toutefois d’attendre encore 1 heure avant d’en faire la demande pour pas que ça ralentisse trop la progression du travail. Je lui dit que je devrais réussir à tolérer encore les contractions. J’avais tords. Après seulement 30 minutes, je demande à l’infirmière de contacter le médecin pour la péridurale.

Après une éternité (15-20 minutes environ), l’anesthésiste arrive. Elle m’explique ce qu’elle va faire et les risques reliés à l’intervention. J’étais en pleine contraction lorsqu’elle m’a parlé, autant vous dire que je n’ai absolument rien compris. Je m’installe difficilement sur le lit. Elle fait une première piqûre pour geler la zone. Ensuite, elle sort l’aiguille pour faire la péridurale et j’entends mon chum qui me dit «ne regarde pas». J’ai regardé. Je n’en avais rien à foutre de la longueur ou de la grosseur de l’aiguille. Je voulais juste arrêter de souffrir. Au bout de 15 minutes, la douleur avait disparue. J’étais bien. J’ai pu dormir un peu. Il était passé 4:00 du matin.

Je n’ai pas eu une nuit très reposante. Je me faisais souvent réveiller pour me faire examiner. De plus, j’entendais souvent l’infirmière contacter le médecin pour l’informer que le cœur de bébé décélérait. Difficile d’être zen et détendue. Vers 7:00, le médecin est venu m’examiner à nouveau et m’a dit que dans environ une heure je commencerais les poussées. À 8:20 j’ai commencé à pousser. À 9:10 Paul est né. Il avait 3 tours de cordons autour du cou et un autour du bras.

 

La rencontre

Lorsqu’on m’a remis mon petit bébé la première chose que j’ai constaté c’est qu’il était très glissant! On aurait dit une truite sortir d’une rivière. Sérieusement, c’est vraiment l’image que j’ai eu, celle d’un poisson. Merveilleux! Je ne m’y attendais pas du tout et j’ai eu peur de l’échapper. Ensuite, nous avons fait du peau à peau. J’étais épuisée mais tellement heureuse.

Après un moment l’infirmière l’a pris pour le mesurer, le peser etc. Puisqu’il était petit pour son âge gestationnel, l’infirmière lui a fait un prélèvement de sang pour vérifier sa glycémie. Je trouvais ça horrible de voir un si petit être se faire piquer comme ça. Puisque sa glycémie était très légèrement basse ils lui ont fait des prélèvements à chaque boire pendant tout notre séjour à l’hôpital. Ce n’est définitivement pas le genre de chose que j’avais prévu. Mon cœur de maman avait très mal à chaque piqûre.

Cette rencontre aussi je me l’étais imaginé autrement. Je m’étais imaginé seule, avec mon chum et mon bébé, dans une espèce de bulle d’amour dans laquelle personne ne pourrait intervenir. Disons qu’entre le médecin qui est entrain de me recoudre le périnée et l’infirmière qui piquait mon bébé, la sérénité était difficile à trouver.

Vous les mamans, est-ce que votre accouchement et votre rencontre avec bébé c’est passé comme vous l’aviez imaginé?

Les imprévus de la maternité

4 commentaires sur « Les imprévus de la maternité | L’histoire de mon accouchement »

  1. tout mimi ton bébé ! pour ma part j’ai vécu le même accouchement que toi c’est fou !!! a part pour le cordon…moi aussi ils ont piqué ma fille jusqu’a ma sortie de l’hopital puisque pendant ma grossesse j’ai fait du diabète gestationnel. j’ai détesté moi aussi l’ocytocine..j’ai eu des contraction au 45 seconde pendant 6h avant que l’anhestésiste décide de montrer le bout de son nez puis j’avais une infirmière aussi paisible qu’un ours affamé qui me disais que si j’arrêtais pas de pleurer (je ne supporte pas la douleur !) que j’aurais pas de péridural… j’avais le gout de la tuer sérieux pis mon chum avec !!! mais sinon j’ai eu un bel accouchement et j’ai eu droit moi aussi a des point au périné…

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