Je n’ai plus Internet sur mon téléphone

Hier soir j’ai reçu un texto de ma compagnie de téléphone cellulaire. Le message disait que j’avais trop dépassé ma limite de données Internet et qu’ils devaient, selon la loi Canadienne, bloquer mon utilisation Internet jusqu’au 24 août. J’ai eu un moment de panique, non pas à cause des coûts monétaire associés à ce dépassement, mais parce que je devrais passer un peu plus de deux semaines de ma vie sans avoir Internet au bout des doigts et disponible en tout temps.

Un peu plus tard dans la soirée j’étais devant la télé avec mon chum quand tout à coup je me suis senti angoissée par rapport à ma journée de lendemain. Je ne comprenais pas pourquoi je me sentais comme ça. Je n’avais rien de stressant ou de désagréable au programme pourtant. Je cherchais et je cherchais pourquoi j’étais dans un tel état. Je me suis alors aperçue que je me sentais comme ça à cause de ma coupure momentanée d’Internet. Ayoye!

Cet événement imprévu arrive au bon moment dans ma vie. La semaine dernière, j’ai passé pas mal de temps à faire des recherches sur « comment décrocher de ton téléphone » ou encore « comment passer moins de temps sur les réseaux sociaux ». C’est comme si tout mon ressenti du moment face à mon utilisation de mon téléphone et les événements qui arrivent était connecté. Difficile de ne pas voir tout ça comme un signe de l’univers. Slaque Internet ma grande!

Il est temps que je fasse cette coupure avec les réseaux sociaux. Il est temps que je réalise que je perds ma vie à regarder les autres vivres la leur. Il est temps que je prenne du recul face à la nécessité d’avoir l’information, là, tout de suite. Je faisais des recherches plus tôt cette semaine sur la « slow life », en quoi ça consiste, comment adopter ce mode de vie? Voilà une autre coïncidence, un signe de l’univers. La slow life se vie principalement en étant déconnecté (d’Internet).

J’ai une espèce d’impression que les choses se mettent en place, malgré moi, pour que je puisse vivre la vie dont j’ai besoin actuellement. Une vie basée sur les relations avec ma famille et mes amies. Une vie où tout ne va pas vite tout le temps. Une vie plus calme, plus sereine.

Finalement ma première journée sans Internet c’est bien passé. Dans l’autobus en me rendant au travail j’ai lu un livre au lieu de scroller sur Instagram et Facebook. Pendant mes pauses au travail j’ai écrit au lieu de partager des conneries sur Facebook. J’ai eu souvent le réflexe de cliquer sur les icônes des réseaux sociaux. C’est là que je me suis aperçue que je cliquais machinalement sur ces icônes lorsque je m’ennuie. Je ne ressentais pas de réelle déception de ne pas pouvoir y accéder. Je vais continuer ma désintoxication pour encore deux semaines et j’espère sincèrement ne pas replonger lorsque je récupérerai mes accès.

Blog et vie de famille

Ça fait une éternité que je n’ai pas publié ici. J’avais abandonné ce blog au profit de mon autre blog, Café et Babillages. Pendant quelques temps, j’ai eu un rythme de publication assez soutenu. En commençant à travailler j’ai perdu mon rythme de publication. Je m’étais promis que ça n’arriverais pas, que je trouverais un moyen pour toujours avoir un article sous la main. La réalité de working mom, que je ne connaissais pas encore, m’a ramené à l’ordre.

Horaire type d’une journée de travail

Je me lève tous les matins à 5h30. Je vais à la salle de bain et je me coiffe. Ensuite, c’est l’étape du maquillage. Parfois, je prends le temps de prendre le petit déjeuner à la maison. Je quitte à 6h45 pour prendre l’autobus. J’arrive au bureau vers 7h20. Je travaille 7h15 dans ma journée. Je quitte donc le bureau vers 15h30. Je prends le bus pour retourner chez moi. J’arrive vers 16h15-16h30. Je vais chercher bébé à la garderie. Je m’amuse avec lui une quinzaine de minutes et ensuite moi (ou mon chum) préparons le souper pendant que l’autre empêche bébé de venir nous déranger.

Après le souper, nous avons environ 1h00-1h30 avant de mettre bébé au lit. Alors on joue avec lui. Vers 19h00 je vais lui lire une histoire dans sa chambre. En ce moment nous lisons « Je t’aime plus que tout », un livre plein d’amour entre une maman et son enfant. Les illustrations sont tout simplement magnifiques. Pendant ce temps, mon chum prépare le bain. Après la lecture de l’histoire (2 ou 3 fois), je déshabille bébé (qui pleure et se débat sur la table à langer) et il va prendre un bain. Normalement, il patauge environ 15 minutes et il joue avec différent jouets. Parfois il reste dans l’eau moins de 5 minutes. D’autres fois il y reste 20 minutes. Je le laisse décider du moment où il sort. Habituellement, il veut sortir lorsqu’il est trop fatigué. Je le sèche, je remets une couche. Parfois j’applique une crème hydratante sur son corps, parfois non. Je lui mets son pyjama. Au besoin on lui donne du Tempra pour soulager ses gencives lorsque ses dents poussent. On aspire aussi son petit nez de temps à autre lorsqu’il est congestionné. Ensuite, on brosse ses petites dents. Finalement, je ferme la lumière et papa lui chante une petite berceuse et le mets au lit. Habituellement il est 19h30-19h45.

C’est donc à ce moment-là que mon chum et moi on accapare le divan et qu’on écoute un épisode d’une série. En ce moment, nous écoutons Gotham et j’adore ça. Vers 20h30, je vais prendre ma douche et faire mes soins du visage. À 21h00 je grimpe dans mon lit. J’écris mes gratitudes de la journée. Tout dépendant de mon état de fatigue, je lis un peu, j’écris dans mon journal ou je me couche tout simplement.

Le blog dans tout ça?

Alors voilà, je m’étais fait une promesse pour le blog. Une promesse que je suis incapable de respecter. Mes journées de travail sont très chargées. Je ne prends donc pas le temps d’écrire pour le blog. Je n’ai pas l’énergie de le faire et bien souvent, je n’ai pas l’inspiration.

Les circonstances ont fait en sorte que j’ai abandonné Café et babillages. J’ai un goût amer dans la bouche. J’aimais ce blog, mais être « auto hébergé » c’est trop compliqué pour moi. Je n’ai absolument pas le temps ni l’énergie à mettre sur la résolution de problème sur la mise en ligne d’un site Internet. C’est pour cette raison que je suis de retour ici.

Avoir un blog pro

J’aimerais bien avoir un blog qui fait pro. Parce que même si j’écris d’abord pour le plaisir, je dois admettre que j’aime que les gens me lisent et j’aimerais bien pouvoir tourner mon blog en source de revenu (même si le blog ne devient pas mon gagne-pain principal).

Mais on le sait, un blog ne devient pas pro sans effort, même beaucoup d’efforts. Est-ce que je serais capable de faire une place dans mon horaire où je ne ferais qu’écrire? Si oui, est-ce que je serais capable d’écrire au moins deux articles? Aurais-je l’inspiration nécessaire? Est-ce que j’aurais le temps de faire mes photos et mes visuels? Est-ce que je serais capable de gérer mes réseaux sociaux plus professionnellement?

De plus, je crois qu’un blog pro doit avoir une ligne éditoriale assez définie. Est-ce que j’ai envie d’en créer une et de m’y enfermer? Si je décide de me lancer, quelle sera cette ligne éditoriale? Est-ce qu’il y a des sujets que je maitrise parfaitement sur lesquels j’ai envie d’écrire?

Comme tu peux le constater, je me pose beaucoup de questions en ce moment. Beaucoup d’entre-elles sont sans réponse pour l’instant.

Comment vois-tu le blogging? Est-ce que ton blog a une ligne éditoriale?